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Présidentielle 2018 au Mali: entre incertitudes et craintes

La campagne électorale en vue de la présidentielle du 29 juillet s’ouvre le samedi 7 juillet. Pendant ce temps, le conflit communautaire entre Peuls et Dogons continue d’être une source de préoccupation dans le pays.
De nouveaux affrontements ont été signalés ces derniers jours dans le village de Bombou, situé dans le cercle de Koro (centre). Une situation qui risque d’entacher l’organisation de ce scrutin.
Selon plusieurs sources jointes par la DW, des hommes armés auraient incendié le 1er juillet dernier le village de Bombou, situé à 85 kilomètres de Mopti. 16 personnes d’origine peule auraient trouvé la mort.
Le regain de ces violences dont sont victimes les Peuls de la part des chasseurs dozos, qui appartiennent à l’ethnie Dogon, exacerbe l’inquiétude de l’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, Ali Nouhou Diallo, qui est aussi un peul. Celui-ci redoute un embrasement régional.
« Les Dozos sont aussi des Dozos de Côte d’Ivoire, des Dozos du Liberia, de la Sierra Leone, de la Gambie, etc. Donc, eux-aussi, ils viendront aider les autres Dozos. La dimension n’est pas que peule. Nous avons commencé la construction de la nation, mais elle est loin d’être achevée », regrette t-il.
Les écueils sur la route de la présidentielle
Au conflit communautaire entre les Peuls et les Dogon ou Dozos, s’ajoutent d’autres facteurs qui risquent de plomber la bonne organisation de la présidentielle du 29 juillet. Comme en 2013, les habitants des villes qui échappent au contrôle des autorités maliennes risqueraient de ne pas accomplir leur devoir civique.

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« Tout le monde n’a pas sa carte d’électeur » (Boubacar Thera)
« Il y a d’abord des difficultés dans la distribution des cartes d’électeurs. Il y a également l’arrêt de la distribution à cause de la manifestation des agents distributeurs des cartes. Egalement, les difficultés d’ordre sécuritaires qui rendent l’accès aux lieux de distribution très difficile dans certaines régions du pays et dans certains cercles », explique à la DW Boubacar Thera, coordinateur national de WANEP Mali, West Africa Network for Peacebuilding Nigeria, le Réseau Ouest Africain pour l’Édification de la paix.
En plus de l’insécurité, de la grève des administrateurs civils, la commission électorale nationale indépendante, la Céni, a menacé en début de semaine de jeter l’éponge à cause du manque de fonds. Les autorités, pour leur part, promettent que tout va rentrer dans l’ordre avant le 29 juillet, date du 1er tour de cette élection présidentielle.
Enfin, à l’initiative de plusieurs organisations de la société civile malienne, un code de bonne conduite sera signé vendredi à Bamako. Ceci à seulement 24 h de l’ouverture officielle de la campagne électorale, qui démarre samedi 7 juillet et va s’achever le 27 juillet prochain.
source:www.dw.com

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