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Mali : Conflits intercommunautaires : La multitude d’associations suscite-t-elle les conflits entre les communautés ?

Le diable se trouve-t-il dans le détail ? Depuis la création de multitudes d’associations peuhles, dogons, malinkés et autres, nous savions que nous partions vers le morcellement du pays. Pourtant, nous avions déjà dit cela que si nos autorités ne prenaient pas des mesures adéquates que nous allions assister à des revendications ethniques.
Les bambaras se revendiquant le monopole de Ségou, les senoufos Sikasso, les peuls Mopti et sa région, les Bobos Tominian etc….mais personne ne nous a pris au sérieux. C’est à Bamako que les commanditaires sont tapis dans l’ombre pour tirer les ficelles de la discorde entre peuls, dogons au centre du pays en général et en particulier dans le cercle de Koro. Il y a-t-il un lien ces différentes associations et les conflits intercommunautaires ? Nous avons ouvert le débat.

Pour avoir vécu quelques temps à Koro, nous vu à quel point ces communautés vivaient en parfaite harmonie. C’est vrai qu’il y a de temps en temps quelques heurts entre éleveurs peuls et agriculteurs dogons mais sans en arriver au point de sortir les munitions pour se livrer à cette bataille rangée de part et d’autre comme nous le voyons actuellement.

Pour certains observateurs, tout cela a une origine et il faut aller à la source du problème ! Les pompiers pyromanes aujourd’hui ce sont tous ces anciens cadres et ministres de la République qui viennent de la région du centre. Ce sont ces personnalités qui s’activent en cas de conflits entre les communautés qui tirent les ficelles entre communautés et ensuite elles viennent en médiateurs de bons offices. Au Mali même la médiation est devenue une source de revenus pour certains cadres indignes de la République.

Certains, au crépuscule de leur vie, au lieu d’œuvrer pour la stabilité du Mali ont choisi de détruire la Nation. Tout ce qu’ils ont fait pendant le soulèvement populaire de Mars 1991 avec les manifestants dans les rues et dans les hôpitaux, ils sont en train de faire la même chose. Ils s’autodétruisent. C’est eux dépourvus de sagesse déguisée qui allument le feu et viennent en médiateur (la médiation étant source de revenus).

Une autre personnalité, ancien ministre et avocat de son Etat est aussi un maillon essentiel dans la déstabilisation de la région. Avocat de la communauté peule lui aussi vit du conflit entre peuls et dogons. Et donc, il a plutôt intérêt qu’il y est de la tension pour que son cabinet d’avocat ne désemplisse pas.

Un autre ancien ministre est lui aussi très actif dans la recherche de paix entre peuls et dogons mais tout cela n’est que de la mascarade, de la poudre aux yeux. Puisque les autorités naïves ne savent plus aucune réalité sur le pays. Les ministres, les députés, les élus communaux, les responsables d’associations viennent les mentir qu’elles sont adulées partout alors qu’il n’en est rien.

Donc voilà en condensée les vraies raisons de l’instabilité du centre. Bien entendu on n’occulte pas le cas du radicaliste Amadoun Kouffa. Cela est la partie visible de l’iceberg mais les Amadoun Kouffa de la partie invisible de l’iceberg sont les personnalités que nous avons évoquées plus haut. Ils se reconnaissent.

Par contre pour d’autres analystes, Tabital Pulaku ainsi que d’autres associations culturelles (dogon, malinké, autres) existent depuis plusieurs décennies sans susciter de conflits entre les communautés nationales. De ce fait le lien que certains établissent entre cette association et les conflits actuels est très faible, il relèverait plutôt d’un parti pris contre les personnalités citée.

Pour nos interlocuteurs peuls, originaires du Cercle de Koro, directement concernés par ce calvaire que vit la population peule et aussi dogon du cercle. C’est étonnant que la réaction du gouvernement soit orientée directement vers la suspension du Maire sans chercher à savoir pourquoi il a pris une telle décision. Toute la population des deux communes (Koporo na et Koporo pen) ont lutté pour le maintien des peuls sur leurs territoires depuis le début de cette chasse à peul organisée par les chasseurs du cercle.

Les peuls du cercle de Koro en sont profondément reconnaissants des efforts de la population des deux communautés. Malheureusement, la pression de ces derniers sur les deux communes est allée croissante de jour en jour. Cette décision n’est en rien un acte anti peul de la part du maire Etienne Poudiougou qui est à saluer. C’est plutôt une manière de sauver le reste de la communauté qu’il ne peut plus protéger des chasseurs qui la prennent clairement et impunément pour ” gibier “. Selon eux, une enquête indépendante doit être ouverte avant toute action contre le maire si c’est vrai que nous sommes dans un Etat de droit. Suspendre le maire Poudiougou avant une enquête indépendante revient à occulter volontairement la source du problème.

” La présence des chasseurs dans tout le cercle de Koro, leur indépendance totale de toute décision communautaire, leurs actions ciblées et criminelles envers la communauté peule sont très bien connues par le gouvernement du Mali. L’impuissance des maires face à ces chasseurs n’est du secret pour personne ni localement ni au niveau régional et même national. Il ne faut pas faire semblant de noyer le poisson dans l’eau en suspendant le maire qui n’a fait que reconnaître et faire connaître publiquement son incapacité face à une confrérie tolérée qui agit illégalement en lieu et place de l’autorité de l’Etat “, soutiennent-ils et d’ajouter : ” A ce jour, aucun peul du cercle de Koro ne voit en mal cette action du maire qui vise simplement à informer les peuls qu’ils sont en insécurité et que lui en tant qu’élu ne peut rien pour eux. Il est plutôt à saluer. Pas de fumée sans feu, et donc la cause du problème c’est plutôt les chasseurs et non le maire qu’il faut laisser tranquille. Les autorités doivent revoir leur copie et traiter la question en toute indépendance. ”

Mais pourquoi les plus hautes autorités ne s’intéressent pas à certains cadres (anciens ministres pour certains, anciens députés ou ambassadeurs pour d’autres) de la région et leurs complices qui sont à la base de tous ces problèmes au centre?

” Nous sommes d’accord avec la bonne communication pour préserver l’esprit de paix et de cohésion sociale surtout en période de crise. Nous ne savons pas ce que le maire de Koporo-Na a dû dire sur les peulhs, mais ce que nous savons c’est que le Premier ministre ne doit pas user de sa démagogie dans cette situation. Il vient de quitter les régions Nord du Mali ou les groupes armés et les terroristes pavanent avec armes et munitions pendant que nos hommes sont désarmés et cantonnés au profond des angles des différents camps et ont même du mal à aller faire des achats dans les boutiques. C’est au Sud que la loi existe et applicable aux sudistes avec la dernière rigueur. Commencez par désarmer les peulhs d’abord et nous sommes certains que les dogons vont obtempérer. Mais si vous voulez désarmer les dogons d’abord, vous allez amplifier le problème et les dogons ne comprendrons pas. Vous les exposerez aux peulhs qu’ils connaissent très bien dans pareilles circonstances. Ils jouent au plus malin. Ils vont les attaquer sachant bien que les dogons sont déjà désarmer. Nous connaissons très bien ces deux ethnies et pour y avoir vécu parmi elles pendant des décennies. Le tact vaut mieux que le populisme dans cette situation. “, a conclu un sociologie qui fréquente cette partie du pays.
Source: maliactu.net

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