Fulbe

Les Fulbe

Les Peuls (peul : Foulɓe, singulier Poullo; anglais : Fula ou Foulani; portugais : Fulas) sont traditionnellement des pasteurs de la région sahélo-saharienne qui se répartissent dans une quinzaine de pays, en Afrique de l'Ouest, mais également au Tchad, en République centrafricaine et au Soudan. D'abord nomades, beaucoup se sont sédentarisés. Ils sont majoritairement musulmans ainsi qu'une minorité de bahá’ís. Leur dispersion et mobilité ont favorisé les échanges et les métissages avec d'autres populations. Leur origine et celle de leur identité, pas uniquement liée à la langue peule (Poular ou fulfulde) a longtemps fait débat. Les Wodaabe, notamment connus pour la fête du Geerewol, sont un des groupes peuls. Les Peuls constituent une minorité dans tous les pays qu'ils habitent. Ils sont cependant le principal groupe ethnique en Guinée (40 %), ainsi que dans beaucoup d'autres pays d'Afrique de l'Ouest tels que le Sénégal, le Mali, la Mauritanie, le Nigeria, la Gambie, le Togo, le Burkina Faso, etc.

Dénomination

Selon les sources, on observe de très nombreuses variantes : Adamawa Fulani, Adamawa Fula, Afuli, Felata, Fellaata, Fellah,

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Population

Les Peuls, ainsi que les Wodaabes (Bororos), sont une ethnie de nomades et semi-nomades vivant en Mauritanie, au Sénégal, en Guinée, au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, au Soudan mais on les

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Religions

Les Peuls de nos jours sont presque tous musulmans. Une partie des Peuls d'Afrique de

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Histoire

L'origine (ou les origines) des Peuls a donné naissance à une littérature abondante de qualité inégale, qu'il est difficile de résumer.
André Arcin les fait venir de la lisière nord du Sahara jusque dans le sud marocain. Tauxier préconise la route du sud de l'Algérie et les ferait émigrer de leur pays d'origine (moyenne Égypte) vers le VIe siècle avant l'ère chrétienne. Béranger-Féraud, Verneau et d'autres indiquent, également la route septentrionale comme étant celle de leurs migrations. Le Sahara est exclu car jugé comme étant un pays désertique et inhabitable, difficile à traverser pour une population dont l'économie principale est l'élevage. Seul Motel les fait venir du sud Sahara. Cette première migration d'est en ouest leur fera atteindre la vallée du fleuve Sénégal vers le VIIIe siècle de notre ère (Lhote). Le peuplement Peul s'est par ailleurs effectué par vagues successives, dans différentes régions, à différentes époques. Tous les historiens cependant soulignent l'importance historique de cette population en Afrique de l'Ouest où certains s'étant sédentarisés vont créer de petits États théocratiques : le Macina au Mali, le Fouta-Toro et le Fouta Djalon en Moyenne-Guinée.

À l'Ouest région du Sahel

VIe siècle av.J.C ? - VIIIe siècle ap.J.C -Arrivée de pasteurs Peuls dans le Hodh de la Mauritanie actuelle en passant par le nord du Sahara encore vert (gravures rupestres du Tassili et du Hoggar). IXe siècle de notre ère - Dans la légende Futanke, le royaume des Dia Ogo.

De l'autre côté du Fleuve Niger

XIe siècle-Fondation de l'empire almoravide englobant le Maroc et la Mauritanie, les tribus Peules qui s'étaient converties mais avaient abandonné la religion musulmane, furent contraintes de se convertir à nouveau.

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De l'autre côté du Fleuve Niger
XIe siècle-Fondation de l'empire almoravide englobant le Maroc et la Mauritanie, les tribus Peules qui s'étaient converties mais avaient abandonné la religion musulmane, furent contraintes de se convertir à nouveau. Persécutées par ces religieux, elles durent fuir vers le sud ; un premier groupe trouva refuge en Sénégambie et au Boundou, un second groupe se réfugia dans le Bas-Sénégal créant par la suite l'empire du Tekrour, futur Fouta Toro. Le troisième groupe gagna le Macina et fut rejoint par les tribus foulas qui s'étaient dirigées vers le Nil. XIIe siècle - des Peuls refusant l'islamisation de l'empire du Ghana, suite a la pression des Almoravides, fuient vers la région du Fouta-Djalon, puis vers le Macina et enfin au nord du pays Haoussa. XIIIe siècle - Dans le Tekrour, d'autres Peuls, se mêlent surtout aux Sérères et aux Tekrouri. Les Peuls avec le nomadisme ouest-est, atteignent les régions du Foutah Djallon en Guinée, jusqu'à atteindre les régions du lac Tchad et le nord du Cameroun. C'est ainsi qu'ils se sont étendus sur une bonne partie de la bande sahélienne, du Sénégal au Soudan. XIIIe siècle - XIVe siècle - L'Empire du Mandé, intègre dans la paix, des ethnies aussi diverses que sont les Touaregs, Wolofs, Bambara, Songhaï, Tekrours, Dialonké, Malinké, Dogons, etc. Toutes ces populations ayant adhéré à la Charte du Manden. XVe siècle - Sonni Ali Ber empereur de l'Empire songhaï de Gao, grand maître du Soudan Occidental, rattache le Macina, territoire à majorité peule, à l'empire de Gao. XVIe siècle - Koli Tenguella dit Puli, à la fois Peul et Malinké, à la tête de son armée, repousse les Maures, soumet l'État du Fouta-Toro après plusieurs tentatives, soumet également les Wolofs et les Sérères, annexe l'empire toucouleur (Tekrour), conquiert toutes les contrées s'étendant entre le Haut-Niger à l'est, le Bas-Sénégal au nord et à l'ouest, le Fuuta Jaloo au sud. Koly Tenguella une fois roi (Silatigui) du Fouta-Toro, installe sa dynastie, les Deniankobé. XVIIIe siècle - Création de l'État théocratique du Fouta Djalon en Moyenne-Guinée. XVIIIe siècle - Arrivée de tribus Maures arabisées Brakna et Trarza au Futa-Toro, le Walo et le Cayor. Les troupes de Tashomba, appuyées de Marocains et de Hormans (métis de Marocains et de noirs), mettent à sac le Futa-Toro et renversent le régime des Dényankobe. Ils le remplacent par un régime maraboutique (tribus Zénaga). Guerres intestines entre les différents membres de la famille régnante, pillages et razzia fréquentes dans les villages agricoles, appauvrissent rapidement le pays. Mise en place de différents Syratiks au profit soit des Brakna, soit des Trarza. L'action des Maures dans cette région est un échec économique et social. Sous l'influence grandissante des tribus maraboutiques, retrait des Maures en 1786. XVIIIe siècle - Les Diallubé (pluriel de Diallo) gouvernent les Peuls du Macina. Amadu Bari reçoit la bannière de la djihad, la guerre Sainte islamique, des mains du toucouleur Ousman Dan Fodio, et le titre de "cheikou". Sokoto caliphate.png XIXe siècle - L'empire peul du Macina avec Amadu Bari à sa tête conquiert Tombouctou, contrôle Jelgooji, Liptaako, ainsi que le confluent du Sourou et de la Volta Noire au Sud-Ouest de l'actuel Burkina Faso. Le XIXe siècle verra les conversions de Sékou Amadou et cette islamisation leur permettra d'avoir une certaine unité politique. Seuls les Peuls Bororos, Wodaabe « les bannis », en réchapperont. Les « convertis » fonderont alors un empire, l'Empire peul du Macina au Mali, le royaume Peul et Mandingue du Fouladou, en Guinée le Fouta-Djalon et au Nigeria l'Empire de Sokoto. Tous les États à part les deux Fouta, nés au XIXe siècle, ont été très éphémères, malgré cela c'est ce qui leur a permis durant ce siècle, d'établir une certaine unité des fulbé, ce qui n'avait jamais été le cas avant. 1811 - Les Peuls remportent une grande victoire sur les Gourmantché, à Dori. Dix ans plus tard, Ilorin sur la côte du Bénin devient un émirat peul, après la lutte menée par Mallam Alimi. En revanche battus à Kissi par les Touaregs en 1827, les Peuls doivent abandonner l'Oudalan, région située au Nord-Est du Burkina Faso. 1868 - Écrasement de l'État païen rival du Ngaabu (actuelle Guinée-Bissau) par al-hajj Umar puis Samori.

La période coloniale

XXe siècle - L'arrivée des Européens, dans la région de la Guinée stoppa les grands mouvements cavaliers à la lisière des forêts du sud de l'Afrique occidentale et centrale.

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La période coloniale
XXe siècle - L'arrivée des Européens, dans la région de la Guinée stoppa les grands mouvements cavaliers à la lisière des forêts du sud de l'Afrique occidentale et centrale. L'établissement des Européens stoppa également les échanges commerciaux entre états et éradiqua dans l'ouest africain, la pratique déjà ancienne de l'esclavage. Les Peuls constituèrent un mystère pour les Européens incapables de distinguer les alliances et échanges inter-ethniques instaurés par leur économie. Durant tout le XXe siècle, ceux-ci les considéreront pour certains, comme des Mahométans armés (élites, nobles) et par conséquent non soumis à l'esclavage (comme les Maures ou les Touaregs), pour d'autres comme des barbares soumis au travail forcé (code de l'Indigénat).

La résistance peule

La colonisation fut tardive (Haut-Niger 1854, le Fuuta-Djalon en 1896, Rivières du Sud en 1866) et elle fut relativement brève (à peine 100 ans). Le gouverneur de la Guinée française était Faidherbe.

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La résistance peule
La colonisation fut tardive (Haut-Niger 1854, le Fuuta-Djalon en 1896, Rivières du Sud en 1866) et elle fut relativement brève (à peine 100 ans). Le gouverneur de la Guinée française était Faidherbe. D'emblée, les Peuls apparaissent aux yeux des Européens comme des Mahométans armés, au même titre que leurs voisins Maures et Touaregs. Leur société extrêmement hiérarchisée parut dès l'abord, trop complexe aux yeux des Européens et difficile à percer (problème de la langue). La France engagea une politique « diplomatique » et commerciale avec les différents états Peuls indépendants. À la création d'un Gouvernement général de l'Afrique-Occidentale française visant à harmoniser la politique française, les trois colonies concernées par le Fouta Djalon étaient le Sénégal, le Soudan et la Guinée. On assiste dès lors à une résistance diplomatique : plusieurs traités furent signés, notamment le « traité de commerce et d'amitié » (1881) entre les Almami et Bayol qui marqua la première tentative directement impérialiste de la France à l'égard du Fuuta Djaloo : principalement pour contrer les intérêts anglais dans la région de la Sierra Leone. En signant des traités avec la France et l'Angleterre à la fois, en 1881, en leur refusant de ce fait l'exclusivité du commerce, les dirigeants du pays, les Almami, affichaient leur indépendance à l'égard des deux puissances impérialistes et d'un même mouvement, tentaient de les neutraliser : d'abord en rejetant la version française du traité. La récusation de toute notion de contrôle et d'ingérence, le refus opiniâtre de laisser une puissance étrangère empiéter sur la souveraineté de l'État, non seulement en 1881, mais également lors de tentatives expansionnistes ultérieures (colonne Plat 1887-1888, colonne Levasseur 1888, colonne Audéoud 1888)36, la mission Briquelot en 1888-1889, à l'initiative d'Archinard, tentera vainement de convaincre les Almami des intentions pacifiques de la France. Cette résistance s'appuyait sur un concept lapidaire mais clair : "Le Fuuta Djaloo doit être aux Peuls et la France aux Français". Ce principe nationaliste réitéré privait la France d'une base « légale » d'intervention.Le rejet par les Almami de toute notion de protectorat s'accompagnait d'une résistance militaire, consistant à entraver l'expansion de la France au Soudan en s'alliant à Samori, le principal adversaire de la France. En cela, la France se révéla à peu près impuissante à peser sur les relations entre Samori et les Almami. D'autant plus, que depuis l'autonomie des Rivières du Sud (août 1889), celle-ci menait une politique d'expansion pacifique à l'égard du Fuuta Djaloo, remettant à plus tard l'éventualité d'une occupation militaire, tandis qu'Archinard multipliait les lettres d'apaisement à l'égard des Almami. Pour préserver sa souveraineté, le Fuuta Djaloo sut aussi habilement exploiter les conflits franco-français et franco-anglais. Jusqu'au décret du 11 juin 1865 instituant le Gouvernement général de l'Afrique occidentale française, explicitement voulu pour harmoniser la politique française, trois colonies étaient concernées par le Fuuta Djalon : le Sénégal, le Soudan et la Guinée. Chacune d'entre elles activait sa propre politique à l'égard de l'état peul encore indépendant. Frictions et conflits divisaient en permanence les trois colonies. Si les Almami firent parfois preuve de naïveté en politique, ils surent très bien tirer avantage de ces mésintelligences. Ils instrumentalisaient les contradictions franco-françaises pour retarder la mainmise sur leur pays - On assiste également chez le « petit peuple » peul à une résistance sociale : comme le « rachat » de captifs ou l'interception des caravanes - la politique de la France à l'égard des captifs sera faite d'ambiguïté. Elle consiste en particulier à inciter les captifs à s'enfuir de chez leurs propriétaires Peuls, pour les détourner à son propre profit : Beeckman : "Il serait indispensable de prévenir aux commandants du Soudan de ne pas recevoir aussi facilement les fugitifs du Fuuta Djallon qui servent à peupler les villages de liberté au détriment de notre nouvelle possession, qui a cependant besoin de tous ses bras pour la culture." Las, les Français fourbirent le concept de féodalité, inadapté mais commode, paradigme négatif pour stigmatiser, ouvrir le procès du régime, justifier l'intervention militaire et l'occupation du pays, en se servant des rancœurs et des frustrations du petit peuple opprimé. Le 14 novembre 1896, les Français défaisait Bokar Biro le neveu de Soriya Ibrahima qui lui avait succédé après sa mort en juillet 1890 (alternance Amadu / Bokar Biro, 1891-1896) à la bataille de Poredaka. Contrairement aux autres colonies françaises, ils ne seront pas intégrés dans l'armée. Officiellement pour des raisons « physiques ». La résistance peule est notée sur le plan historique par un certain nombre d'études et d'ouvrages, textes, lettres manuscrites par des Peuls eux-mêmes et archivées, aux Archive nationales du Sénégal (ANS) et en France. Le référendum du 28 septembre 1958 la Guinée, sonnera la fin de la période coloniale.

1958

À partir des années 1960, la montée des nouvelles générations non soumises à l'esclavage, permirent aux jiyaabe et aux descendants des Bourouré d'autrefois, de jouer un rôle politique indéniable dans différents pays.

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1958
À partir des années 1960, la montée des nouvelles générations non soumises à l'esclavage, permirent aux jiyaabe et aux descendants des Bourouré d'autrefois, de jouer un rôle politique indéniable dans différents pays. Au Sénégal, Mamadou Dia, élu Président du Conseil de Gouvernement en novembre 1958, le demeura après la proclamation de l'indépendance du pays en 1960, mais, accusé d'une tentative de coup d'État en 1962, il fut destitué. Dès 1960, Ahmadou Ahidjo, se trouva à la tête du Cameroun. C'est aussi le temps de brefs sursauts nationalistes. De 1983 à 1987, Thomas Sankara présida aux destinées du Burkina Faso. En Guinée, les opposants Peuls au régime politique dictatorial de Sékou Touré furent persécutés, entraînant au début des années 1970 un million de Peuls dans la diaspora. Aujourd'hui la diaspora peule concerne les États-Unis, le Canada, l'Angleterre, la France, le Portugal, les îles du Cap-Vert et les pays africains limitrophes.

Anthropologie sociale et culturelle

Littérature orale

La transmission orale des traditions et des légendes est très importante chez les Peuls.

Habillement

On ne dispose d'aucune représentation en dehors de celle de Médinet-Habou sur l'habillement et l'allure générale des ancêtres des Peuls…

Organisation politique et intégration spatiale

On décrit parfois les Peuls comme « foncièrement individualistes ». « Être Peul », ce serait être libre.

Habitat

Les Peuls habitent dans plusieurs types d'« habitations » réparties suivant les zones géographiques et le type d'économie (sédentaires, semi-nomades ou nomades).

Artisanat

L'artisanat peul est également important : couvertures munja. La manufacture est l'affaire des « actants ».

Le pulaaku

Le pulaaku54 est « un ensemble de règles très subtiles »55, morales et sociales, un « code de comportements jugés spécifiquement Peul »,

Nourriture

Souvent, ils pratiquent presque un lacto-végétarisme naturel sans prétentions idéologiques ou religieuses. La consommation de la viande de bœuf en particulier est prohibée, sauf en de rares

Élevage

La plupart des Peuls en milieu rural sont essentiellement éleveurs et leur mode de vie est rythmé par les besoins saisonniers de l'élevage.

Sociétés

Il n'existe pas une société peule, mais des sociétés peules ; « Planète Peule ». Le corpus peul est dit « souple » et adaptable. Il est en évolution perpétuelle, tout en conservant ses traits caractéristiques initiaux.

Les Peuls sont endogames semi agnatiques. La femme n'est pas voilée et il n'y a pas de lévirat.

Il existe quatre mariages traditionnels peuls avec quatre divorces correspondants :

  • le premier mariage est décidé par les parents ; ce mariage (dewgal) a lieu vers 21 ans ;
  • le deuxième, après un divorce ou un veuvage ;
  • le troisième, le « mariage-don » (politique) ;
  • enfin, le culnol, concubinage d'un noble avec une kordo, femme de condition servile, est d'importation arabe.

Les pasteurs

La diversité peule tient à un éclatement des cadres géographiques. Autrefois disposé en archipels dans la zone sahélo-saharienne, le peuplement tend à se diffuser et à s'atomiser.

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Les pasteurs
La diversité peule tient à un éclatement des cadres géographiques. Autrefois disposé en archipels dans la zone sahélo-saharienne, le peuplement tend à se diffuser et à s'atomiser. Contesté par des cultivateurs et des agroéleveurs, le pastoralisme l'est également par d'autres pasteurs du Sahel : Touaregs, Toubous). Dernièrement, les Arabes du Tchad, descendus de façon massive dans les savanes de ce pays, ont poussé les pasteurs peuls à descendre en Centre-Afrique, Côte d'Ivoire, Cameroun, Nigeria) où la réussite de ce pastoralisme sur de nouvelles bases écologiques en savanes humides est le plus grand défi actuel des pasteurs peuls.

Castes

La société peule est la plus hiérarchisée d'Afrique. Ces règles hiérarchiques sont aussi plus complexes et d'un abord plus difficile pour le regard extérieur, que celles que l'on peut voir dans les chefferies Touaregs ou Maures qui connaissent aussi le maquignonnage…

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