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Concours de beauté pour hommes !

Chez les Wodaabe d’Afrique centrale, les hommes participent à un concours de beauté afin que les femmes les remarquent et les choisissent pour une nuit ou la vie.
Yeux cernés de khôl, bouche noircie, sourcils enduits de charbon, visage poudré d’ocre, arête du nez soulignée, tête coiffée d’un turban, cou paré de nombreux colliers, les jeunes hommes Wodaabe rivalisent de beauté lors du Yaake, la soirée de la fête de la Geerewol qui chaque année au mois de septembre, à la fin de la saison des pluies, clôt une semaine de festivités familiales. Revêtus de leurs plus beaux atours, tous sourient à pleines dents, roulent des yeux pour en montrer la blancheur et la brillance, dansent les uns à côté des autres, chantent à qui mieux mieux devant les belles présentes. Chacun essaie de montrer qu’il est le plus beau, le plus grand, le plus élégant, le plus talentueux pour remporter le concours de beauté organisé dont les membres sont les plus belles filles des familles Woodabe. Tous veulent plaire afin d’être élu ou remarqué par une des femmes présentes à la fête de la Geerewol. Et féminiser son apparence est un des excellents moyens de se faire remarquer, de plaire aux femmes et devenir peut-être leurs amants ou leur époux. C’est que chez ce peuple de bergers nomades du centre du Niger, Nigeria et Cameroun, ce sont les femmes qui choisissent l’homme avec lequel elles vont passer la nuit et peut-être leur vie, en lui tapant sur l’épaule au moment où il passe devant elles. Et lors de ces fêtes nuptiales entre familles Wodaabe, celles-ci retiennent le plus beau mâle.
La beauté est essentielle chez ce peuple Peul ; elle est un art de vivre et une valeur qui compte pour les humains qui doivent toujours avoir un miroir sur eux. La beauté fonde les mariages qui ne sont pas uniques au cours d’une vie. Si les parents décident du premier lors de l’enfance, les épouses peuvent par la suite choisir un autre homme lors de ces fameuses fêtes de la Geerewol. La beauté permet tout et même ce que nous appelons les infidélités puisque les hommes peu séduisants peuvent demander à leur épouse d’avoir des relations sexuelles avec un bel homme afin d’avoir un enfant séduisant. La liberté sexuelle est grande dans cette culture, pour les hommes comme pour les femmes. Ces dernières peuvent coucher avec les hommes qui leur plaisent et ce, qu’elles soient célibataires ou mères de famille. Lors de la fête de la Geerewol, les femmes déjà mariées peuvent s’échapper avec un beau danseur qu’elles ont remarqué. Les hommes ont peu à dire à ce niveau, ils ne peuvent qu’acquiescer au choix des femmes de les prendre comme de les quitter…
source: http://soirmag.lesoir.be

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